Ecole française de Banjul, 27 janvier 2020

Discours prononcé par l’ambassadeur Philippe Lalliot à l’occasion de la cérémonie d’inauguration des nouveaux locaux de l’école française de Banjul, 27 janvier 2020.

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le Ministre des Affaires étrangères,
Monsieur le Président du conseil de gestion de l’Ecole française,
Monsieur le Président de l’Alliance française,
Monsieur le représentant du Directeur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger,
Monsieur le Directeur,
Mesdames et Messieurs les enseignants,
Mesdames et Messieurs les parents d’élèves,
Chers élèves,
Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Permettez-moi tout d’abord de vous présenter mes vœux les plus sincères pour cette nouvelle année puisqu’il n’est pas trop tard pour le faire. Elle ne pouvait commencer mieux pour moi qui suis très heureux d’être avec vous aujourd’hui pour l’inauguration de cette belle école française de Banjul.

J’en suis heureux à plus d’un titre. A titre personnel, parce que j’ai été formé pour enseigner et c’est toujours avec une certaine nostalgie et une vraie émotion que je retrouve les salles de classe et celles et ceux qui les animent.

A titre plus officiel aussi puisque c’est ma toute première visite en Gambie et que je viens de remettre mes lettres de créances au Président de la République de Gambie, Adama Barrow.

Inaugurer une école est toujours un moment particulier, chargé de sens et d’émotion. C’est en effet un lieu de transmission des savoirs, d’apprentissage, de partage des cultures, d’ouverture aux autres, de préparation à la vie active.

C’est également le lieu où l’on forme de futurs citoyens et l’institution scolaire reste, j’en suis intimement convaincu, le meilleur rempart contre toutes les formes d’obscurantisme.

Vous le savez, l’accès de tous à l’éducation est encore très loin d’être complètement acquis partout dans le monde. L’ancien ambassadeur auprès de l’UNESCO que je suis mesure bien les efforts faits et ceux qu’il est encore nécessaire d’accomplir pour tous les enfants, et en particulier pour les filles.

En ce domaine, la France a montré son engagement et sa détermination. Ce fut le cas notamment lors de la conférence de reconstitution des fonds du partenariat mondial pour l’éducation à Dakar en 2018, où nous avons annoncé une augmentation de notre participation à hauteur de 200 millions d’euros. Ce fut également le cas en juillet dernier avec le colloque sur l’éducation des filles que nous avons organisé en marge du G7 de Biarritz avec la participation de nombreux ministres africains de l’Education.

Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui aussi parce que cette école n’est pas n’importe quelle école. C’est une école française, avec une offre d’enseignement homologué par le ministère de l’éducation nationale français.

C’est la possibilité, d’une part, pour nos compatriotes expatriés de scolariser leurs enfants dans un système scolaire qu’ils connaissent et qu’ils apprécient. C’est, d’autre part, la possibilité donnée à des enfants gambiens ou d’autres nationalités de s’ouvrir à l’éducation, à la langue et à la culture françaises, contribuant ainsi au rapprochement de nos pays.

Dans la même veine, ici en Gambie, l’ambassade de France conduit, avec l’Alliance française de Banjul, un projet de formation de 120 professeurs de français, avec la participation active de Madame la Ministre de l’Education de base, que je salue. La Gambie a en effet récemment fait le choix de rejoindre l’Organisation internationale de la francophonie en tant que membre observateur et il est important de pouvoir répondre concrètement à ce désir de francophonie.

En intégrant l’école française de Banjul, ses élèves ont aussi intégré un réseau sans équivalent dans le monde, celui des 370 000 élèves que comptent les plus de 500 établissements de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Ce réseau, présent dans près de 140 pays, est amené à se développer. C’est la volonté du Président de la République que de doubler ses effectifs d’ici 2030. Il ne s’agit pas ici de se substituer aux systèmes éducatifs des pays d’accueil, bien au contraire. Il s’agit, comme c’est le cas dans notre école ici à Banjul, de proposer une autre offre d’éducation d’excellence et de contribuer ainsi au rapprochement de nos deux pays.

En effet, les enfants lorsqu’ils se côtoient sur les bancs de l’école, lorsqu’ils jouent ensemble dans la cour de récréation, lorsqu’ils partagent leur déjeuner à la cantine, apprennent à se connaître, à se respecter, à vivre ensemble, bref à construire la société de demain, que nous espérons toutes et tous plus harmonieuse, plus juste et plus fraternelle.

Chers amis,

A Banjul, cette école est votre école, à vous chers parents. Je salue la forte implication du conseil de gestion et notamment celle de son Président, cher Charbel, vous qui n’avez ménagé aucun effort pour mener à bien le projet de construction de ce magnifique bâtiment.

Je veux également remercier le Directeur, David Lamy, qui s’est lui aussi beaucoup impliqué dans la réalisation de ce beau projet.

Je tiens à remercier le président de l’Alliance française et du conseil d’administration qui ont rendu possible, avec le fort soutien financier de l’AEFE, l’installation de cette école sur ce nouvel « espace France ».

Je salue enfin le rôle essentiel joué par notre Chargé d’Affaires, Joël Godeau, à qui ce projet tenait tant à cœur.

La réunion dans cet « espace France » de l’Alliance et de l’école marque notre volonté de donner à la culture, à l’éducation, à la francophonie un nouvel écrin et à notre présence en Gambie un nouvel élan.

Soyez assurés que j’accorderai une attention particulière aux activités comme au développement de cet espace France, premier du genre. Je sais pouvoir compter sur chacune et chacun d’entre vous pour m’y aider.

Je vous remercie de votre attention./.

Dernière modification : 27/01/2020

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