Conférence de presse relative à la reprise des prêts au Sénégal par l’Agence Française du Développement

Les récents allégements de dette dont a bénéficié le Sénégal de la part de la communauté internationale le placent désormais dans un contexte de solvabilité retrouvée, avec un faible niveau d’endettement extérieur. Bien que ces annulations de dette lui permettent de dégager des ressources importantes, les besoins de financement du Sénégal pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) restent considérables.

Dans ce contexte, l’AFD envisage une reprise des prêts souverains concessionnels au Sénégal assortie d’un suivi rigoureux destiné à empêcher une nouvelle situation de surendettement.

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Le mécanisme de ces prêts et de ce suivi ainsi que leur première application concrète ont été détaillés à l’occasion d’une conférence de presse qu’ont tenue M. Jean-Christophe Rufin, Ambassadeur de France, M. Jean-Marc Gravellini, directeur de l’Agence Française de Développement, et de Mme Lise Breuil, chef de projet à l’AFD Paris.

En effet, l’AFD prévoit de recourir à un mécanisme de financement innovant, prenant en considération la dépendance de l’économie sénégalaise à certaines matières premières dont les prix varient, comme ceux du pétrole par exemple. Il est donc proposé de recourir au prêt très concessionnel contracyclique permettant de suspendre ses remboursements à n’importe quel moment en cas de détérioration de sa capacité à payer.

Sous réserve de l’accord de ses instances de décision, la première intervention de l’AFD au Sénégal sous forme d’un prêt de ce type devrait être consacrée à la création d’un réseau d’assainissement le long de la Baie de Hann.

Le projet, d’un montant total de 45 millions d’euros (30 milliards de FCFA), consisterait à réaliser les infrastructures de collecte et de traitement des rejets d’origine industrielle et domestique, et à construire une conduite de 3 km permettant le rejet en haute mer. Il pourrait permettre de traiter 95 % de la pollution bactérienne, et d’améliorer de manière très significative les conditions de vie sanitaires des populations riveraines.

Dernière modification : 25/01/2016

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