Ebola : l’action de la France

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CONSEIL DES MINISTRES DU GOUVERNEMENT FRANCAIS DU 27 AOUT 2014

L’EPIDEMIE DE MALADIE A VIRUS EBOLA
Le ministre des affaires étrangères et du développement international et la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes ont présenté une communication relative à l’épidémie de maladie à virus Ebola et aux mesures prises par la France pour aider à faire face à celle-ci.

A cette occasion, ils ont fait un point sur l’aide apportée par la France à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans sa lutte contre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest.

En réponse à l’appel lancé par l’OMS, le gouvernement français a décidé d’une part de débloquer une aide d’un million d’euros qui permettra le financement des
opérations menées par l’OMS dans les pays affectés, et d’autre part une mise à disposition de personnels par le ministère chargé de la santé. Ce dernier a en effet pré-mobilisé des réservistes (épidémiologistes, réanimateurs, infectiologues, médecins de santé publique…). Plusieurs équipes pourront se relayer ensuite
pour accompagner les équipes sanitaires locales.

Depuis le début de l’épidémie, la France est directement impliquée dans la lutte contre le virus Ebola :
• Ce sont des instituts de recherche français, en particulier l’INSERM et l’Institut Pasteur, qui ont identifié l’épidémie dès son origine et contribuent depuis activement au diagnostic et à la surveillance de la maladie ;
• Plusieurs experts français sont présents sur le terrain pour appuyer la prise en charge des malades, le contrôle de l’épidémie et la formation des personnels, aux côtés des Organisations non gouvernementales (ONG) locales, françaises et internationales, notamment Médecins Sans Frontières.

La France participe activement à l’effort européen et international pour combattre l’épidémie :
• Elle est partie prenante de l’aide apportée par l’Union européenne (UE), qui s’élève désormais à 11,9 millions d’euros et permet de soutenir les actions menées sur place par les ONG, les instituts de recherche et les laboratoires ;
• Elle a fortement soutenu la décision de la Banque Mondiale d’investir 200 millions d’euros dans l’appui de court et moyen termes aux systèmes de santé d’Afrique de l’Ouest ;
• Elle contribue aux efforts de l’OMS pour coordonner les réponses et renforcer la sécurité sanitaire au niveau international, notamment à travers son bureau à Lyon.

La France est solidaire des pays africains touchés par l’épidémie :
• Le gouvernement français a proposé aux autorités guinéennes de réorienter une partie de son contrat de désendettement et de développement vers un soutien au renforcement du système de santé national ;
• La Guinée bénéficie d’un soutien de 30 millions d’euros apporté par l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne dans le cadre d’un programme consacré notamment au renforcement des services de santé dans la région de Guinée la plus touchée par l’épidémie.

Les pouvoirs publics assurent la protection des ressortissants français :
• Les communautés françaises dans la zone (3 000 en Guinée, une centaine au Libéria et en Sierra Léone) sont tenues régulièrement informées par les postes diplomatiques de la nature de la maladie, des mesures de prévention et de l’évolution de l’épidémie. A quelques jours de la rentrée, des conseils de prévention sanitaire ont été donnés aux établissements scolaires en Guinée et au Nigéria ;
• Compte-tenu de l’évolution de l’épidémie et de la situation des systèmes de santé au Libéria et en Sierra Léone, les pouvoirs publics recommandent aux Français résidents dont la présence n’est pas indispensable de quitter ces pays ou de surseoir à leur retour de vacances. Ils recommandent à la société Air France de suspendre temporairement sa desserte de Freetown. En revanche, l’évaluation de la situation sanitaire en Guinée et au Nigéria, invite à maintenir les dessertes dans ces deux pays ;
• Face à cette épidémie, l’Etat veille à garantir aux ressortissants français que tout sera mis en oeuvre pour les soigner en France, dans l’hypothèse où ils seraient atteints. A cette fin, le Gouvernement a identifié et recensé les moyens civils et militaires d’évacuation susceptibles d’être le cas échéant mobilisés.

Le Gouvernement réaffirme ainsi l’engagement de la France aux côtés de l’OMS et des Etats africains pour combattre l’épidémie d’Ebola et pour assurer la protection des ressortissants français.

Dernière modification : 22/01/2016

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