Inauguration des locaux de l’OFII à Dakar, jeudi 8 juillet 2021

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le Secrétaire d’Etat, cher Moïse,
Monsieur le Préfet, directeur général de l’OFII,
Monsieur le directeur général de l’ADEPME,
Monsieur le directeur de la coopération technique,
Monsieur le directeur de l’OFII, cher Stéphane,
Mesdames et Messieurs, cher amis,

Je suis très heureux de participer avec vous aujourd’hui à cette inauguration des locaux de l’OFII à Dakar.

Je le suis à un double titre : d’une part, parce que nous allons ainsi offrir au personnel de l’Office comme aux bénéficiaires de ses programmes et à ses partenaires un cadre de travail agréable ; d’autre part, parce que l’Office se rapproche ainsi, y compris physiquement, de l’ambassade de France.

C’était un souhait de la direction générale de l’OFII depuis de nombreuses années et un souhait partagé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. C’est chose faite, et finalement en peu de temps, grâce surtout à la détermination de son directeur à Dakar, Stéphane Darmas, que je veux saluer et féliciter.

Ce rapprochement ne peut que favoriser une meilleure coordination entre les services. C’est déjà le cas, me dit-on, notamment avec le service des visas du consulat général, situé de l’autre côté du jardin. C’est important aussi pour l’image que renvoie la France, dans ce pays, d’unité et de cohérence de son action.

L’OFII est, comme les autres emprises françaises au Sénégal, placé sous l’autorité de l’ambassadeur, chargé d’assurer la conduite de l’action extérieure de la France dans toutes ses dimensions. Le directeur de la représentation de l’OFII tient ainsi la chancellerie informée de l’actualité liée à la gestion des flux migratoires, hormis les questions de sécurité des frontières, qui relèvent de l’attaché de sécurité intérieure, et les questions de visa qui relèvent du consulat général.

Mesdames et Messieurs,

Vous l’aurez compris, l’OFII est à la croisée de plusieurs domaines de compétences, qui sont autant de sujets prioritaires et d’une grande sensibilité pour la relation bilatérale. L’Office est présent au Sénégal depuis bientôt 40 ans. C’est dire la permanence des liens entre nos deux pays et la capacité de notre relation à se renouveler, dans le domaine de la mobilité aussi.

L’OFII est un service qui connaît bien son terrain, dont le terrain est même la raison d’être, pour une coopération de proximité, au plus près des besoins des populations. Il fonctionne avec des agents de recrutement local que je salue. Ces agents maîtrisent leur mission, et en plusieurs langues, ce qui permet une parfaite compréhension avec les différents publics. Les enfants du regroupement familial, par exemple : un sujet qui demande beaucoup de tact et de professionnalisme.

J’ai rencontré, à plusieurs reprises, ces migrants de retour, dont l’Office facilite les conditions de réinsertion, ces femmes et ces hommes aux histoires et aux profils très variés, parfois compliqués, mais qui ont pour point commun d’avoir, toutes et tous, foi dans leur projet de réinsertion.

Le comité de sélection que nous avons tenu ce matin à l’ambassade l’a illustré une nouvelle fois, entre projet agricole et avicole, entreprise de promotion immobilière et commerce de produits alimentaires, de Thiès à Matam, en passant par Tambacounda et Dakar.

Il a montré aussi, ce comité de sélection, l’efficacité des méthodes de travail de l’OFII qui sont une référence au Sénégal et l’importance de ses contacts avec de nombreux partenaires et publics qui enrichissent notre connaissance des réalités sénégalaises et qui permettent d’appréhender, de la manière la plus concrète, les enjeux de la circulation des personnes, de la mobilité professionnelle, de la migration familiale ou de la migration de retour.

L’OFII s’engage aussi, avec le soutien de l’ambassade, dans des projets de coopération technique, notamment avec la coopération allemande, et valorise ainsi l’expertise française. Sur les questions migratoires, la collaboration entre l’OFII, Expertise France et l’AFD donne enfin de la visibilité au plan d’action de la France 2018-2022, placé sous le signe du lien entre migration et développement.

Monsieur le directeur général,

Vous avez rappelé, tout à l’heure, l’importance du dispositif de réinsertion et son développement au Sénégal. On ne sait pas assez que les Sénégalais représentent en effet la moitié des chiffres de réinsertion sur le continent africain.

Je veux y voir une promesse pour l’avenir, illustrant un autre regard sur la migration, au bénéfice des Sénégalais rentrant dans leur pays.

Je vous remercie./.

Dernière modification : 13/07/2021

Haut de page