Nicolas NORMAND : « Les bases françaises définitivement fermées le 31 juillet » (le Soleil, 25 mars)

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Monsieur Nicolas Normand, ambassadeur de france au Sénégal

Son Excellence Nicolas Normand, ambassadeur de France au Sénégal, a été l’invité de la Rédaction du Soleil mardi dernier. Accompagné de son 2ème Conseiller, Laurent Chevallier, il a été accueilli par le Directeur général, Cheikh Thiam, et le Rédacteur en chef central, Modou Mamoune Faye. Il a largement évoqué la coopération bilatérale entre Paris et Dakar et abordé, entre autres questions, la politique intérieure française, la Libye, la Côte d’Ivoire et les bases militaires à Dakar. Il trouve positives les réformes initiées par l’Etat dans le domaine de l’économie, en faisant référence à l’Apix et au Code des marchés publics. D’après lui, la célébration du 19 mars a été l’expression de la bonne démocratie au Sénégal.

- Affaire de la Libye

« Il est très important que cette question n’apparaisse pas comme un affrontement Nord-Sud et, surtout, des pays européens contre un pays arabe. C’était le cas, malheureusement, de l’Irak et de l’Afghanistan. L’objectif était d’assurer la paix et la sécurité dans ces pays. S’agissant de la Libye, c’est une opération où la France a pris des initiatives. C’est à Paris que s’est tenu le sommet qui a réuni, à la fois, les Américains, les Européens et le Secrétaire général de l’Onu. En plus, il y a eu l’élaboration d’un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il s’agit d’un devoir de protection au bénéfice des populations libyennes. Il n’est pas question que ce soit une guerre entre le Nord et le Sud. Il était très important que la Ligue arabe appuie le projet de résolution. Ce qu’elle a fait. Il était également important que des pays arabes participent à la coalition. C’est le cas pour le Qatar et les Emirats Arabes Unis. L’universalité existe déjà dans la résolution de l’Onu. Même si le Conseil de sécurité n’est pas l’universalité, il se prononce au nom de l’universalité ».

- « La résolution du Conseil de sécurité autorisait une action militaire »

« A ma connaissance, il n’y a pas eu de position de l’Union africaine (Ua) en tant que telle ; c’est-à-dire qu’il n’y a pas eu de sommet des chefs d’Etat de l’Ua qui ait traité de cette question de la Libye. Il y a eu une médiation de l’Ua, plus précisément d’un certain nombre de chefs d’Etat (cinq). Ils ont exprimé des critiques, parce qu’ayant été empêchés par les événements, notamment le vote de la résolution du Conseil de sécurité qui autorisait une action militaire, de mener leur médiation. Il faut attendre que l’Ua examine cette situation et se prononce clairement. Mais, il est évident que le soutien de la communauté internationale est très important. De même, sur les sujets comme la Côte d’Ivoire, les positions de l’Ua et de la Cedeao sont fondamentales. Il n’est pas question de s’écarter de ces positions. Nous considérons que ces affaires doivent être traitées, en premier lieu, par des organisations régionales et continentales. Les autres intervenants doivent se servir de ces positions comme référence ».......


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Dernière modification : 29/03/2011

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