Réunion du 1er Conseil d’Administration du Campus Franco-Sénégalais, Dakar, lundi 12 juillet 2021

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation,
Monsieur le Directeur Général du Campus Franco-Sénégalais,
Monsieur le Président du Conseil d’Administration du Campus Franco-Sénégalais
Mesdames et Messieurs les Recteurs, Présidents d’Universités, Directeurs d’établissements d’enseignement supérieur sénégalais et français
Mesdames et Messieurs les représentants des entreprises sénégalaises et françaises,
Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Je suis heureux ce matin d’être à vos côtés pour cette étape essentielle du développement du Campus Franco-Sénégalais : la réunion de son premier Conseil d’Administration et de son premier Conseil Scientifique et Académique.

Je suis également heureux de tenir cette cérémonie dans les tout nouveaux locaux du CFS. Même s’ils ne sont que temporaires, il était important d’avoir un lieu pour incarner ce projet qui rassemble nos deux pays et qui est emblématique, par son ambition même, de la relation bilatérale dans son ensemble.

Nous aurions souhaité donner plus de lustre à ce moment et le faire partager au plus grand nombre de nos partenaires. La pandémie, qui malheureusement semble repartir à la hausse, nous en a dissuadés. Cela ne nous empêchera pas de nous réjouir ensemble de l’aboutissement de nos efforts commencés en février 2018.

C’est en effet en marge de la troisième conférence internationale du « Partenariat mondial pour l’éducation » co-présidée par le Président Macky Sall et le Président Emmanuel Macron, que nos deux chefs d’Etat ont marqué leur volonté commune de créer le Campus Franco-Sénégalais, dont l’idée avait été émise en octobre 2017, lors de la 3ème édition du séminaire intergouvernemental.

Le campus franco-sénégalais traduit, de façon concrète, l’engagement de nos deux Etats au service de la jeunesse, de sa formation et de son employabilité, autant de priorités de premier rang du gouvernement sénégalais.

En intégrant au cœur de son action le renforcement du continuum éducation-formation-emploi, le CFS soutient en effet l’émergence de nouvelles compétences au service du développement économique du Sénégal, des relations franco-sénégalaises et d’un rayonnement à l’échelle de la région et du continent. Le CFS ambitionne d’incarner un modèle original de politique d’enseignement supérieur bilatérale, associant le plus étroitement possible le secteur économique.

En un peu plus de trois années, nous pouvons nous féliciter du chemin parcouru et de l’accélération qu’a connue le projet depuis l’automne 2020.
Le 12 novembre dernier, a eu lieu la signature de l’accord intergouvernemental relatif à la création du CFS, en présence des Présidents Maky Sall et Emmanuel Macron, suivi quelques jours plus tard du décret de création de l’établissement. Le 16 décembre, ont été nommé le Directeur Général et le Président du Conseil d’Administration du CFS, que je salue à nouveau.

Depuis, le CFS a connu un fort développement de ses actions, avec notamment un deuxième appel à projets pour de nouvelles formations. Ce sont ainsi près de 30 formations qui pourraient être proposées à partir de l’automne prochain, si vous les validez aujourd’hui. C’est une nouvelle preuve de l’intérêt grandissant que suscite le CFS. 30 formations ouvertes, près de 40 établissements et partenaires sénégalais et français impliqués, plus de 800 étudiants attendus dans ces différents cursus, c’est un résultat formidable en si peu de temps.

Afin de conforter cet engouement et promouvoir l’accès à ces formations auprès d’un public le plus large possible, y compris pour les étudiants dont les moyens financiers seraient limités, l’Ambassade de France et le CFS vont lancer, dans les prochains jours, un dispositif de prise en charge d’une partie des frais de d’inscription et scolarité. Nous invitons les entreprises françaises comme sénégalaises à s’associer à cette initiative.

Mesdames et Messieurs, chers amis,

Nous n’allons bien sûr pas nous arrêter en si bon chemin. Il faut, au contraire, garder ce rythme. Nous avons ainsi commencé, et nous allons continuer à travailler sur la réalisation des prochains locaux du Campus. Nous souhaitons en faire un lieu emblématique et exemplaire, durable et écoresponsable, un bâtiment bioclimatique, pensé et dessiné conjointement par des architectes français et sénégalais afin qu’il soit lui-même imprégné de cet esprit de partenariat qui sont l’identité et le ressort de ce Campus.

Il nous faut aussi communiquer de manière plus agressive sur le CFS, faire connaître plus largement son offre de formation au Sénégal, en France et, au-delà, en Afrique. Le CFS a en effet l’ambition de devenir un pôle d’attractivité régional, en développant une offre de formations de niveau international au Sénégal.

Il nous faut également multiplier le nombre des partenaires du Campus, au-delà des seuls établissements d’enseignement supérieur. L’Académie de fiscalité de l’OCDE, l’ONG DrepAfrique ou encore le MEDEF se sont déjà dit intéressés.

Il nous faut aussi mieux encore associer les entreprises. Cette interaction étroite et permanente avec le secteur privé, permettra au CFS non seulement d’assurer une employabilité rapide et optimale pour ses étudiants, mais également un accompagnement vers l’entrepreneuriat. Désormais, tout est en place pour les intégrer pleinement aux actions du CFS, que ce soit dans le cadre de formations professionnalisantes et la création de nouveaux cursus, le transfert de compétences (ou plutôt l’échange des compétences) ou bien encore la recherche appliquée. Il faut en effet que nous développions aussi une R&D au service des entreprises et avec les entreprises.

Je ne saurais terminer mon propos, déjà trop long, sans des remerciements à toutes celles et tous ceux qui ont œuvré pour créer le CFS. A commencer par les deux coordonnateurs, Oumar Niang et Olivier Faron, qui ont porté ce projet depuis ses tout débuts. Adrien Laroze qui a été de toutes les réunions, de toutes les réflexions et qui vous épaule désormais, Monsieur le Directeur général.

Je voudrais aussi remercier le SCAC, l’ambassade et l’AFD, les équipes ici et à Paris, qui ne ménagent pas leurs efforts ainsi que vos services, Monsieur le Ministre, sans lesquels rien n’aurait été possible.

Je voudrais enfin vous remercier, vous qui avez accepté, en plus de votre charge de travail habituelle, déjà conséquente, de siéger dans ces instances. Nous vous sommes reconnaissants du temps que vous consacrez au Campus et de l’expertise que vous allez lui apporter.

Monsieur le Ministre, Chers amis,

Le CFS n’est désormais plus un projet, plus uniquement une ambition : c’est une réalité. Il a dorénavant un bâtiment, une équipe et tous les moyens pour poursuivre son développement dans les domaines de la formation, mais également dans les domaines de la recherche, de l’innovation et de la R&D.

Je souhaite au Campus franco-sénégalais et à son équipe plein succès et à vous, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’administration du Campus franco sénégalais, d’excellents travaux pour ces premières réunions de vos instances./.

Dernière modification : 13/07/2021

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