Réunion du réseau régional de l’Agence de l’enseignement français à l’étranger

Discours prononcé par l’ambassadeur Philippe Lalliot le 28 janvier 2020, lors de la réunion du réseau régional de l’AEFE au Lycée Jean Mermoz de Dakar.

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le Directeur général de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger, cher Olivier,
Monsieur le Directeur général de France Education International, cher Pierre-François,
Monsieur le Délégué aux Relations européennes et internationales et à la Coopération du ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse,
Monsieur le Proviseur, cher Alain
Mesdames et Messieurs les chefs d’établissements,
Mesdames et Messieurs, chers amis,

Permettez-moi tout d’abord de vous présenter mes vœux les plus chaleureux pour cette nouvelle année puisqu’il nous reste encore quelques jours pour le faire.

Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui pour ouvrir ce séminaire annuel des établissements de la zone Afrique de l’Ouest.

Je dois avouer que je le suis aussi pour des raisons très personnelles tenant au fait, d’une part, que j’ai été moi-même formé pour être enseignant, d’autre part, que cela me donne l’occasion de retrouver ce matin deux amis de longue date, Pierre-François, rencontré en hypokhâgne au lycée Henri IV, et Olivier, rencontré à l’ENA, quelques années après.

Les amitiés nouées dans ces années si importantes de la formation sont bien parmi les plus solides et l’école est bien, par les rencontres qu’on y fait notamment, ce qui nous façonne le plus durablement.

Vous pouvez mesurer par leur présence ainsi que par celle d’Hervé Tilly notamment l’intérêt et l’attention qui sont portés par le Gouvernement aux enjeux de l’éducation au Sénégal en particulier, et en Afrique de manière plus générale. Le Président de la République a en effet clairement placé l’éducation au rang de priorité, tant en France que pour notre action internationale.

L’école, nous le savons tous, c’est en effet un lieu essentiel de transmission des savoirs, d’apprentissage, de partage des cultures, d’ouverture aux autres, de préparation à la vie active. C’est également un lieu où l’on forme de futurs citoyens et l’institution scolaire reste, j’en suis intimement convaincu, le meilleur rempart contre toutes les formes d’obscurantisme et de fanatisme.

Vous le savez aussi, l’accès de tous à l’éducation est encore très loin d’être complètement acquis partout dans le monde. L’ancien ambassadeur auprès de l’UNESCO que je suis mesure bien les progrès qui ont été faits ces dernières années mais aussi les efforts qui restent à consentir pour tous les enfants, et en particulier pour les filles.

En ce domaine, n’hésitons pas à dire que la France a fait la preuve de son engagement et de sa détermination. Ce fut le cas notamment lors de la conférence de reconstitution des fonds du partenariat mondial pour l’éducation à Dakar en 2018, où la France a annoncé une très forte augmentation de sa participation à hauteur de 200 millions d’euros.

Ce fut également le cas en juillet dernier avec le colloque sur l’éducation des filles que nous avons organisé en marge du G7 de Biarritz, en présence de nombreux ministres africains de l’Education.

Mesdames et Messieurs,

Ici, au Sénégal et en Gambie, l’ambassade soutient le développement de l’éducation avec des programmes de formation des enseignants dans le domaine du français langue étrangère ou langue seconde, dans le domaine de l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, ou dans celui de la rénovation et de la construction d’établissements scolaires.

Je compte bien également que cette ambassade soit présente à l’occasion des Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar en 2022, notamment par la mise en place de sections sportives scolaires.

J’étais hier en Gambie, avec Guillaume Cario et David Lamy, ici présents avec nous, où nous inaugurions les nouveaux locaux de l’école française de Banjul au sein d’un « espace France » regroupant l’Alliance française et l’école.

Je me félicite également des actions entreprises ici avec le service de coopération et d’action culturelle qui associent les élèves scolarisés dans les établissements français et sénégalais.

Je pense au salon formation post bac qui a connu un beau succès en décembre au lycée Mermoz et dont je souhaite qu’il puisse accueillir plus d’élèves encore l’an prochain.

Je pense également au festival de théâtre francophone qui a réuni l’an dernier 14 troupes de vos établissements et d’établissements sénégalais et qui verra en mars prochain la participation de 24 troupes.

Je pense aussi à la conférence d’Olivier Barrot, spécialiste de la littérature française, qui a réuni en novembre dernier une centaine de lycéens de notre réseau et des lycées sénégalais.

Je pense enfin, pour ne prendre que ces quelques récents exemples, à la création du campus franco sénégalais qui permet aux étudiants de débuter une formation universitaire à visée professionnelle ici au Sénégal pour envisager ensuite une mobilité en France.

Ce sont déjà 11 formations qui sont proposées, notamment dans les domaines du numérique et de l’agriculture. Une centaine d’étudiants y sont déjà inscrits. Nous visons 400 étudiants à la fin du premier trimestre et nous avons de plus grandes ambitions encore pour la prochaine rentrée, en étroite association avec les entreprises.

Mesdames et Messieurs,

Vous le voyez, l’enseignement français à l’étranger tient une place éminente dans notre stratégie de coopération bilatérale. Par ailleurs, l’objectif d’extension de ce réseau, fixé par le Président de la République et rappelé aussi bien par le ministre de l’Education nationale et de la jeunesse que par le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères confirme son dynamisme et les grandes ambitions que nous avons pour lui.

S’agissant de l’extension de ce réseau, je sais que des questions se posent concernant la qualité de l’enseignement proposé par les établissements candidats à l’homologation, sur les conditions mêmes de l’homologation, sur l’accompagnement qui sera proposé en matière de formation des enseignants, autant de questions légitimes auxquelles l’AEFE comme le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse se sont engagés à répondre.

En ce qui concerne le Sénégal, cette extension est en marche : deux établissements sont candidats à l’homologation, deux autres sollicitent une extension d’homologation, d’autres enfin sont en cours de construction. De nouveaux établissements donc qui permettront de répondre à la demande forte de scolarisation dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger et de susciter, je l’espère, de nouvelles vocations.

Concernant la Gambie, outre l’école française que j’ai déjà évoquée, le label France Education sera un point d’ancrage important dans ce pays anglophone, membre observateur de l’Organisation internationale de la francophonie, avec pour le moment un établissement intéressé.

Mesdames et Messieurs,

Soyez assurés, pour conclure, que j’accorderai une attention particulière au développement de ce réseau qui est depuis trois décennies déjà, puisque l’Agence fête cette année ses trente ans, un outil majeur au service de l’influence et du rayonnement de la France à l’étranger. Vous pouvez compter sur moi comme je sais pouvoir compter sur vous.

Je vous remercie de votre attention et vous souhaite d’excellents travaux./.

Dernière modification : 28/01/2020

Haut de page