Signature de trois convention de subvention entre l’AFD et l’Etat du Sénégal, 4 juin 2020

Discours prononcé le 4 juin 2020 par l’Ambassadeur de France dans le cadre de la signature de financements en subvention de deux projets emblématiques.

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs,

La pandémie qui frappe aujourd’hui tous les pays et qui a endeuillé tant de familles à travers le monde nous rappelle, s’il en était besoin, l’importance de l’autosuffisance alimentaire et d’un accès à un assainissement de qualité et à une eau propre, deux impératifs qui nous rassemblent aujourd’hui.

Je souhaite, à cet égard, profiter de l’occasion qui m’est donnée pour saluer les efforts du Gouvernement du Sénégal, le dévouement de ses équipes médicales et la résilience de sa population pour lutter contre la propagation du virus.

Je me réjouis d’être avec vous aujourd’hui pour signer les financements en subvention, pour un montant total de 4,2 Md FCFA (6,4 M€), de deux projets emblématiques : l’un dans le secteur agricole et l’autre dans le secteur de l’eau.

Le premier de ces 2 projets bénéficie d’un financement de 3,3 Md FCFA pour des infrastructures contribuant aux activités agricoles productives des femmes. Sur ces 5 M€, 4 seront affectés à la région de Podor et 1 à la région de Matam.

Ce projet est né, tout d’abord, de la volonté de l’Etat du Sénégal d’intégrer la dimension genre dans tous ses programmes de développement. C’est le sens du Plan Sénégal émergent (PSE) et c’est le sens du Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS).

Mais ce projet est aussi né de notre expérience commune des « fonds d’appui intercommunautaires » (FAI) que la France, via l’AFD, a déjà financés. Ces programmes, qui permettent aux communes de renforcer la gestion des ressources naturelles et du foncier, se sont avérés être un formidable outil de développement économique et de réduction des inégalités femmes-hommes.

Ainsi, la première génération de fonds d’appui, pour 1,3 Md FCFA (1,9 M€) a permis le financement de 132 microprojets, dont 80 % sous la responsabilité de femmes : jardins maraîchers, marchés, unités de transformation, etc.

Je tiens ici à saluer le travail remarquable réalisé par le ministère de l’agriculture et de l’équipement rural et par la société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal (SAED).

Mesdames et Messieurs,

La deuxième signature qui nous rassemble aujourd’hui est celle d’une convention de financement de près de 900 M FCFA (1,3 M€) en faveur de l’accompagnement social du projet de dépollution de la Baie de Hann.
J’ai eu le plaisir d’assister, il y a quelques jours, à la signature du contrat pour la réalisation de l’intercepteur des eaux usées, le premier ouvrage clé de dépollution. J’ai alors rappelé l’engagement constant de la France, au travers de l’AFD, pour mener à bien ce projet, qui va améliorer le cadre de vie d’environ 500 000 personnes sur cinq communes de la capitale.
La mise en œuvre de ce type de projet n’est bien sûr pas sans conséquence sur les populations qui vivent ou travaillent sur le tracé de l’intercepteur et à proximité immédiate de la station d’épuration des eaux usées.
C’est la raison pour laquelle nous signons cette convention afin d’accompagner l’ONAS dans le processus de libération des emprises et l’accompagnement social des quelque 1 300 personnes dont le logement ou les activités économiques seront affectées.
Un bureau d’études spécialisé et une ONG locale seront recrutés pour appuyer l’ONAS dans la mise en œuvre des mesures d’accompagnements sur une période de 24 mois, tout au long de la réalisation des travaux.
Ce nouveau financement porte la contribution de l’AFD au financement du projet de dépollution de la baie de Hann à environ 23 Md FCFA (35 M€) et d’autres financements devraient suivre.
Monsieur le ministre, Nous allons nous revoir très prochainement pour signer d’importants financements de l’AFD en faveur du fonds Force Covid-19 et en faveur de l’entreprenariat.

Mesdames et Messieurs, Vous le voyez, la pandémie n’arrête pas la coopération entre la France et le Sénégal. Elle lui donne même de nouvelles raisons d’être comme autant de preuves très concrètes de notre proximité.

Pour conclure, je souhaite une pleine réussite à l’Etat du Sénégal et à ses opérateurs, SAED et ONAS, dans la mise en œuvre de leurs projets de développement de l’agriculture irriguée dans la vallée du fleuve Sénégal et de dépollution de la baie de Hann. Vous pouvez compter sur la France pour vous y aider.
Je vous remercie./.

Dernière modification : 04/06/2020

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