Table-ronde : « Le développement urbain au Sénégal : quelles solutions pour des villes durables et inclusives au Sénégal ? », le 18 décembre 2019

Discours prononcé par l’ambassadeur Philippe Lalliot à l’occasion de la table-ronde : « Le développement urbain au Sénégal : quelles solutions pour des villes durables et inclusives au Sénégal ? », le mercredi 18 décembre 2019 au Grand théâtre de Dakar.

Seul le prononcé fait foi.

Monsieur le Ministre,
Messieurs les Directeurs généraux,
Mesdames et Messieurs, chers amis,

Je suis très heureux d’être avec vous ce soir pour échanger sur un sujet qui nous concerne toutes et tous, dans notre vie quotidienne, à savoir « le développement urbain », à Dakar en particulier, et au Sénégal plus généralement.

Cette question du développement urbain, de l’habitat et du cadre de vie en général va certainement animer des discussions passionnées ce soir. Je veux encore une fois remercier le Réseau Ville Durable de Dakar, qui a porté cette initiative avec le ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique. Je veux aussi remercier la SETER, dont je salue le DG Frédéric Bardenet, qui a bien voulu organiser ici cette table ronde avec le Réseau.

Le développement urbain constitue bien sûr une préoccupation majeure des gouvernements sénégalais et français. Ce n’est pas un hasard s’il a été retenucomme le thème principal du Sommet Afrique-France qui se tiendra dans un peu plus de 6 mois, du4 au 6 juin 2020, à Bordeaux. Une ville, soit-dit en passant, qui a réussi à restaurer son image, par un développement équilibré alliant passé et modernité, patrimoine et friches industrielles et portuaires.

Au Sénégal, la question de la ville durable est doncau cœur des priorités des politiques publiques, à travers le Plan Sénégal Emergent (PSE) qui ambitionne de repenser les mobilités dans l’agglomération-même de Dakar et entre Dakar et le reste du pays, mais aussi de développer les pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, pourdécongestionner la capitale.

Je lisais que près d’un quart de la population du Sénégal et 80% des activités économiques du pays sont concentrés à Dakar, avec d’inévitables effets négatifs, de congestion et de pollution. Ici, le développement urbain se double aussinécessairement d’une volonté d’aménagement et de rééquilibrage du territoire, à commencer par celui dutriangle Dakar-Thiès-Mbour.

Je dois dire qu’en nouvel arrivant, je suisimpressionné en particulier par la ville nouvelle de Diamaniadio, par la rapidité de sa conception et de ses programmes de relocalisation d’activités, notamment tertiaires, et par tout ce que cela suppose de planification stratégique, d’innovation pour le financement, via notamment le PPP et le crédit-bail,enfin d’organisation autour de hubs économiques, administratifs et touristiques.

Mais je vous laisse le soin, Monsieur le Ministre, de nous en dire plus à ce sujet et sur bien d’autres, notamment à propos des programmes dont vous avez la charge en matière de logement, de gestion des déchets et d’hygiène publique.

Je voudrais simplement dire un dernier et rapide mot sur le rôle qu’entend jouer la France sur ces questions de ville durable et de planification urbaine. En France, nous sommes aussi confrontés à des défis de développement urbain, certes de nature différente mais qui n’en appellent pas moins, dans une logique de partenariat, des partages d’expérience et d’expertise avec le Sénégal.

Je souhaite d’ailleurs souligner que la France continuera à déployer ses instruments de financement, en particulier via l’AFD, et de coopération sur les thématiques autour de la ville Durable, qu’il s’agisse de mobilité bien sûr, mais aussi d’assainissement, de gestion des déchets, de mesure de la qualité de l’air. De fait, la ville durable est déjà au coeur de notre partenariat avec le Sénégal.
Parce que c’est une préoccupation essentielle et largement partagée, le Président Macron a annoncé un Sommet Afrique-France centré sur le thème de la ville durable. Une très large place y sera réservée ausecteur privé. Une « Cité des solutions », véritable salon professionnel et exposition, réunira, à parité, 500 exposants français et africains, 15 000 visiteurs et accueillera 150 interventions. Les entreprises africaines et françaises pourront y présenter leurs solutions, produits ou innovations en lien avec la ville, au sens large du terme, et en incluant les activités économiques des territoires.

Cette table-ronde ce soir est ainsi un jalon de plus vers le Sommet de Bordeaux. C’est la 2ème du genre, après celle sur la mobilité, que j’ai eu le plaisir d’accueillir à la Résidence de France fin novembre. Nous prévoyons d’autres rencontres en 2020. Car l’ambition du Réseau Ville Durable est bien de faire émerger les solutions en vue du rendez-vous de Bordeaux en juin 2020.

Chers membres du Réseau, votre communauté est une plateforme, un forum pour développer les échanges et les partenariats, entre entreprises dans les différents domaines de la ville durable, mais aussi avec les pouvoirs publics.

Le Sénégal peut être un « laboratoire » de cette collaboration pour définir des solutions pour les villes durables africaines, à la fois écologiquement efficaces et économiquement viables.

Je vous souhaite une excellente soirée et je vous cède sans plus tarder la parole, Monsieur le Ministre./.

Dernière modification : 19/12/2019

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